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Et si nous changions notre perception?

October 25, 2017

Mon but n’étant pas de faire polémique, ni d’offenser ceux qui lisent ce texte, je souhaite néanmoins aborder un sujet quelque peu tabou : le végétarisme. C’est un régime alimentaire qui exclut toute chair animale, soit la viande et le poisson. Même si je dois selon vous respecter « votre choix », je ne peux pas me taire quand je vois des actes de cruauté envers des animaux sensibles et des mises à mort sans raison valable. Cela ne doit pas être pris comme une critique personnelle ou une attaque, je ne remets pas en question toutes vos convictions ou tout votre être parce que toute personne en a déjà mangé. C’est vrai qu’il est plus simple d’éviter le sujet, et d’uniquement accepter les privilèges dont jouissent les humains. Mais pendant ce temps-là, 65 milliards d’animaux meurent par an et  vous en mangerez en moyenne 7 500 durant toute votre vie. En effet, quand ce thème est évoqué, les têtes se relèvent et paraissent déjà lassées ou montrent une personne prête à bondir et à défendre son idée préformée. Quand une vidéo de L214 montrant la réalité d’un abattoir est partagée sur internet, beaucoup préfèrent ne pas la regarder et passer à la publication suivante. C’est particulièrement de cela dont j’aimerais parler : les avis préconçus. Le végétarisme ayant été classé dans une case, il est difficile de faire sortir cette conception hors de sa case. L’idée que vous avez reçue depuis votre enfance, vous l’assimilez à votre propre idée et vous paraissez même parfois ne simplement pas vouloir changer d’avis. Il faut juste savoir accepter que notre perception puisse être mauvaise et qu’on peut se tromper de chemin.

Comment peut-on rester insensible face aux horreurs qui se déroulent à côté de nous ? Tout le monde paraît se mettre d’accord pour limiter sa consommation de viande, mais qui le fait réellement ? Oui, essayer de la réduire est un bon début mais ce n’est malheureusement pas suffisant. Tant que les animaux resteront des produits économiques considérés comme des biens que l’on a le droit de maltraiter, cela restera de l’abus et de l’exploitation. Pourquoi tuons-nous des êtres vivants qui ont des sentiments et une conscience, pour les mettre dans notre corps par la suite ?  J’aimerais également mettre en avant les conséquences de cette consommation de viande, de manière objective.

On entend souvent que ce sont les lois du plus fort et de la nature qui trônent ou que les animaux sont faits pour être mangés. Personne n’est né pour quoi que ce soit, c’est du finalisme. Non, on ne vit pas pour mourir et les personnes affirmant cela savent intérieurement qu’elles ont tort, c’est pour s’affirmer et ne pas trahir leurs idées. On ne doit pas juger un être par son utilité ou par l’intérêt qu’on peut en retirer. Tout être doit être traité avec respect. L’intelligence et la force que nous avons développées doivent être utilisées à bon escient et ne pas nous permettre de commettre des crimes de pleine conscience.  On entend aussi que les animaux se tuent entre eux sans devoir se soucier des questions d’éthique et que, par syllogisme, comme nous descendons des animaux, il paraitrait logique que nous nous nourrissions également de cadavres d’êtres vivants. Pour répondre à cela, je vous conseillerais premièrement de continuer l’article puisque j’y expliquerai pourquoi l’homme est considéré ominivore pour des raisons simplement physiologiques. De plus, les hommes peuvent se passer de viande, contrairement à la majorité des animaux, surtout depuis toutes nos avancées technologiques et cela améliorerait amplement notre santé. Il ne faut également pas oublier que les animaux mangent de la viande crue, remplie de sang en mangeant les intestins ou l’estomac. Or, nous cuisons la viande car la viande crue nous donne des indigestions. Aucun animal ne mangerait de la chair animale cuite ou sortie du feu… On entend également que les animaux n’ont pas conscience de la mort. Certes, ils ne la conçoivent peut-être pas comme une fin en soi mais ils la considèrent par opposition à la vie en voyant les autres animaux égorgés puis ne plus bouger, ils savent qu’elle est douloureuse et ont donc peur d’elle. Les handicapés ou les jeunes enfants, ont-ils la même conception de la mort que nous ? Les tuerons-nous pour autant ? Il est aussi dit qu’ils n’ont pas de conscience tout simplement. Le 7 juin 2012 est une date particulièrement connue puisque les plus grands scientifiques tels que David Edelman de l'Institut de Neurosciences de La Jolla en Californie, Philip Low de l'université Stanford et Christof Koch de l'Institut Californien de Technologie, ont prouvé au monde avec La Déclaration de Cambridge que les animaux sont conscients : « les animaux non-humains ont les substrats neuroanatomiques, neurochimiques et neurophysiologiques des états de la conscience, ainsi que la capacité d'exprimer des comportements intentionnels. Par conséquent, l'importance des preuves indique que les humains ne sont pas les uniques possesseurs des substrats neurologiques qui génèrent la conscience. Les animaux non-humains, tous les mammifères et les oiseaux inclus, et de nombreuses autres créatures, pieuvres comprises, possèdent également ces substrats neurologiques. » Par exemple, les cochons utilisent leur odorat, étant aussi développé que celui des chiens, pour reconnaitre une personne, le sexe de cette personne, son statut social et reproductif. Ils ont conscience d’eux-mêmes, grâce au test du miroir (https://vimeo.com/113851129 ) on comprend qu’ils reconnaissent leur propre reflet dans un miroir. Ils ont une très bonne mémoire et savent combien de temps prennent les ressources qu’ils ont mangées pour se renouveler : ils ne reviendront que quelques jours plus tard au même endroit où ils ont mangé des champignons par exemple car ils savent qu’ils doivent attendre qu’ils poussent. On entend aussi que les animaux ne connaissent pas la même souffrance que nous. Pourquoi les animaux sont-ils utilisés pour des expérimentations psychologiques et toxicologiques (cosmétiques, médicaments…) ? Parce qu’ils sont comparables à nous. Ainsi, il y a un contre-sens primordial dans cette affirmation. Penser qu’ils ne souffrent pas autant que nous n’est d’ailleurs qu’un prétexte utilisé par l’industrie de production pour continuer à les mépriser et à ne pas considérer leurs besoins naturels et nécessaires. Epicure disait que pour atteindre la satisfaction, les besoins naturels et nécessaires doivent être satisfaits et l’ataraxie (l’absence de troubles) doit subsister.  On entend également qu’étant donné le nombre d’humains qui souffrent dans le monde à cause de famines, de guerres etc., il est moins important de se soucier de la souffrance animale. Doit-on honnêtement hiérarchiser les problèmes ? La police va-t-elle ne pas se préoccuper de l’histoire d’un viol parce qu’une autre personne a été assassinée ? De plus, qu’est-ce que les personnes disant cela font de si important pour régler cette souffrance humaine qui justifierait sa participation à la destruction des ressources de l’environnement et à l’exploitation d’animaux sensibles ? Il n’y a pas de prétexte qui justifie la mort d’un animal innocent et l’utilisation de son cadavre comme nourriture. C’est une mise à mort soit un acte qui va à l’encontre de la morale, que nous avons la chance d’avoir et que l’on doit donc bien utiliser.

J’ai visité un élevage de vaches à viande, les animaux y sont terrifiés. Quand j’y suis rentrée, tous leurs regards apeurés se sont tournés dans ma direction, comme s’ils attendaient de moi que je les libère, et j’ai senti, même si cela peut paraitre peu concevable, une réelle détresse de la part de ces animaux qui m’ont semblé si malheureux. A ce moment-là, je n’avais pas encore vu le peu d’espace qui leur était attribué, ni le sol rempli de leur détritus, ni les chaines qui les rendent incapables de bouger. En revanche, les seules lumières présentes qui étaient artificielles donnaient l’impression d’être dans un laboratoire et ne pouvaient être manquées.  Imaginez alors votre vie qui se réduit uniquement à cela : debout dans vos détritus, le ventre plein, avec aucune échappatoire. Il est aussi dit que les animaux sont moins intelligents… Feriez-vous vivre un enfer pareil à un être retardé mentalement qui lui aussi est qualifié de « moins intelligent » ? En France, 80% des animaux sont élevés en batteries. Peu importe la bonté de l’éleveur ou le type d’élevage, les animaux y sont abattus à la fin. De plus, une bonne partie meurt avant même d’être abattu suite aux conditions de vie qu’ils subissent : 20% des cochons par exemple. En France, 95% des 25 millions de cochons tués chaque année sont élevés sur caillebotis (sol ajouré pour évacuer les excréments) en bâtiments. Ces derniers sont souvent surpeuplés, les cochons subissent des mutilations dès le plus jeune âge : on leur coupe la queue à vif pour ne pas qu’ils se la mordent entre eux, on leur coupe ou meule les dents à vif, on les castre à vif pour les mâles et ils n’ont pas de litières. 85% des 800 millions de poulets tués en France chaque année sont élevés sans lumière du jour. Les poules vivent un réel enfer, après une vie enfermée où elles ont pris 50 fois leur poids initial au cours de 7 semaines, leurs os sont fragiles et elles ont peu de muscles. Ainsi, quand elles sont amenées à l’abattoir, trois poules sur dix ont des fractures, des déboitements d’ailes etc. Elles sont accrochées par leurs pattes et sont étourdies avec de l’eau électrifiée puis égorgées. Afin de les déplumer, on les plonge dans de l’eau bouillante. Sauf que la cadence est si rapide et les actes si mal-faits que nombreuses d’entre  elles sont égorgées conscientes. Leurs états ne sont pas présentables puisque leur chair crée une sorte de bouillie, qui sera donc mise dans les raviolis ou dans les soupes.  

Parlons également des avantages au niveau environnemental. L’élevage est responsable de 14,5% des émissions mondiales de gaz à effet de serre, ce qui représente plus que tous les moyens de transports du monde entier qui eux génèrent 13,5% de gaz à effet de serre. La production d’un kilo de viande de bœuf produit autant de gaz à effet de serre que si vous rouliez avec votre voiture sur 250 km tandis que la production d’un kilo de pommes de terre ou de blé produit autant d’effet de serre que si vous faisiez un créneau en vous garant. 795 millions de personnes sont sous-alimentées et le végétarisme pourrait régler ce problème. Je m’explique :  l’élevage est connu pour occuper 30% des terres mondiales disponibles et 70% des terres destinées à l’agriculture. On sait aussi que plus un pays est développé, plus la population consomme de viande. (Dorénavant un français consomme 89 kilos de viande par an, soit 3 fois plus que leurs arrières grands parents). Or, la viande nécessite beaucoup d’eau. L’exemple typique étant que 15 000 litres d’eau sont nécessaires à la production d’un steak de bœuf, cela est l’équivalent de ce que boit un homme en 20 ans, contre 700 litres d’eau sollicités pour faire pousser une pomme et 184 litres pour une tomate. Manger de la chair animale nécessite beaucoup de ressources. Le problème étant que depuis le 2 août 2017, la Terre vit à crédit, c’est-à-dire qu’elle a produit en 7 mois ce qu’elle peut produire en un an.  Cette date arrive de plus en plus tôt chaque année, il faudrait 1,7 planète pour assouvir nos besoins. Nous sommes en train de pénaliser la génération prochaine contrairement à ce que prône le développement durable (rapport Brundtland). Si la population mondiale vivait comme les habitants de l’Australie, on aurait besoin de cinq planètes… Mais les inégalités persistent et les écarts de richesses se creusent car pendant ce temps-là, 795 millions de personnes souffrent de malnutrition, 20 millions de personnes sont sur le point de mourir à cause de cela, comme l’a récemment publié les Nations-Unies et 1,1 milliard de personnes n’ont pas accès à l’eau potable. Ainsi comment régler la soif et la famine dans le monde ? En utilisant les terres qui alimentent actuellement les élevages de manière directe ou non, pour produire plus de légumes, par exemple, qui utilisent moins d’eau et permettent de nourrir plus de personnes. De plus, un bœuf de 800 kilos fournit une carcasse de 308 kilos et seuls 30% sont consommables…  Il y a donc une grande perte de rendement par rapport à l’alimentation excessive donnée à l’animal et la viande récupérée par la suite. Pour continuer dans cette optique, l’élevage participe à la déforestation, puisqu’il est responsable de 70% de celle-ci, surtout au Brésil. Depuis 1960, environ 200 millions d’hectares de forêts tropicales ont été rasés pour faire paître du bétail ou pour produire des céréales qui permettront de nourrir du bétail et du poulet. 100 espèces disparaissent chaque jour en raison de la déforestation. Le fumier et le lisier émettent du nitrate et du phosphore dans l’eau et donc la polluent. On peut observer le phénomène des algues vertes en Bretagne suite à l’élevage intensif de porcs. Parlons des océans : l’acidification des océans due à l’augmentation des gaz à effets de serre dans l’atmosphère tue le corail qui héberge des centaines de milliers d’espèces qui ne trouvent plus de quoi se nourrir. Et il ne faut également pas oublier le désastre que cause la pêche. Chaque année, 1000 milliards de poissons sont tués et la pêche cause plus d’1 million de victimes collatérales (mammifères marins, tortues, oiseaux…). Les conséquences sont nombreuses : filets abandonnés de la surpêche, énergie fossile dépensée pour aller pêcher, pollution des eaux accentuée, le tout pour « un plaisir» gustatif éphémère de quinze minutes. Les poissons lorsqu’ils sont attrapés ne meurent pas directement et connaissent des ruptures d’écailles et de branchies. Ils sont compressés et oppressés. Ils sont dévorés par les puces de mers car les pêcheurs ne remontent parfois pas les filets pendant plusieurs jours. La décompression rapide cause l’éclatement des vessies natatoires. L’accumulation de la pression à l’intérieur de l’abdomen peut provoquer l’éjection des yeux de leurs orbites, des parties du boyau ressortent par la bouche et l’anus et les écailles et la chair sont déformées. S’ils sont encore vivants lorsque le filet est monté, ils suffoqueront lentement suite à leur contact avec l’air. D’ailleurs, les poissons ressentent la douleur tout autant que nous, même si l’on entend souvent le contraire. Leur rythme cardiaque, respiratoire et leur adrénaline augmentent quand ils sont menacés, poursuivis ou enfermés.

A ce stade, il importe d’aborder et de préciser deux termes clefs « le carnisme » et « le spécisme ». Selon le dictionnaire, le carnisme est une idéologie opposée au végétarisme. Tandis que les végétariens s'abstiennent de manger de la viande, les carnistes prônent la consommation de viande. Il faut distinguer les carnistes des carnivores. Les carnistes choisissent de manger de la viande et leur choix est basé sur des croyances. Les carnivores sont des êtres vivants qui ont besoin de consommer de la viande pour survivre. Les carnistes mangent donc de la chair animale par choix, non pas par nécessité. Le carnisme est une idéologie peu connue souvent associée à la violence. Ce choix majoritairement peu conscient est dû à l’habitude car il parait inconcevable que l’on puisse continuer à manger des animaux en connaissance de cause. Ce « choix » me parait dû à une ignorance du sujet, à un refus de l’acceptation de la réalité et/ou un refus de prise de conscience, pour ne pas trahir l’idée que l’on vous a toujours prônée.

Le spécisme est la discrimination basée sur l'espèce, qui fait de l'espèce en soi un critère justifiant la violation de ces droits fondamentaux (exploitation, violence, oppression et meurtre). Le spécisme se caractérise dans les différentes sociétés humaines par un droit de vie et de mort de certaines espèces animales en fonction de critères familiaux, religieux et culturels. Le spécisme est semblable au racisme et au sexisme, il permet de justifier l'exploitation et la violence en dépit de toute notion de justice. 

Le spécisme est un sous-terme du carnisme. Tueriez-vous votre chien ou votre chat ? Surement pas. C’est une forme de hiérarchisation inconsciente des espèces animales. C’est faire abstraction du mal qu’ont pu subir les animaux comme les cochons, les vaches, les agneaux ou les poulets parce que ces animaux « seraient faits » pour être mangés et sont surement moins charismatiques, selon vous, que votre animal de compagnie. Mais ces animaux ressentent également l’amour et ressentent tout autant la peur. C’est Mélanie Joy, l’auteur du livre Why We Love Dogs, Eat Pigs, and Wear Cows qui a conçu ce mot en 2001,

 

Même si les effets sur votre corps ne vous sont peut-être pas perceptibles, « la viande est mauvaise pour le cœur », cette thèse a été confirmée par l’Université d’Oxford. Selon elle, les végétariens ont 32% de risques en moins d’être atteint de maladies cardio-vasculaires comparés à ceux consommant de la viande. De plus, ces derniers ont un taux de cholestérol également plus élevé. Et la liste est encore longue : ne plus consommer de viande vous permettrait de baisser votre risque de cancer colorectal de 22%. De plus, la mortalité chez les végétariens diminue de 12%. D’après l’université de Loma Linda, les hommes ne seraient pas faits pour manger de la viande physiquement parlant. En effet, toutes les caractéristiques des hommes correspondent aux caractéristiques des herbivores.  

-Les humains n’ont pas de griffes, comme les herbivores, contrairement aux carnivores.

-Les humains transpirent par les pores de la peau, comme les herbivores, contrairement aux carnivores qui transpirent par la langue.

- Les humains n’ont pas de dents acérées mais ont des molaires plates pour mâcher, comme les herbivores, contrairement aux carnivores qui possèdent des dents de devant acérées pour couper et arracher la viande sans molaires plates pour mâcher.

- Les humains possèdent des intestins d’une longueur de dix à douze fois la longueur de leur corps, comme les herbivores, contrairement aux carnivores qui ont des intestins trois fois plus long que leur corps pour évacuer rapidement la viande.

- Les humains et les herbivores ont un estomac qui renferme un acide chlorhydrique vingt fois moins efficace que celui du carnivore qui lui a en besoin pour digérer la viande.  

- Les humains ont des glandes salivaires très développées nécessaires pour prédigérer les graines et fruits, comme les herbivores, contrairement aux carnivores qui n’en n’ont pas besoin. (Voir https://www.vegan-mania.com/blog/lhomme-est-il-carnivore-ou-vegetarien/158 pour plus d’informations).

De plus, les cellules de notre corps sont créées grâce à la nourriture que l’on ingère. Or, la viande est remplie de pesticides, d’hormones et d’antibiotiques et encore d’autres produits chimiques. Comment ces cellules peuvent-elles être saines si elles sont finalement constituées de produits toxiques ? En effet comment manger de la mort, soit un animal en décomposition, soit un cadavre, soit de la viande pourrait faire vivre quelqu’un ? Cela explique pourquoi les végétariens sont rarement malades. J’ajouterais juste, afin de nuancer mes propos, que tous les aliments sont susceptibles d’être intoxiqués, les légumes également. Néanmoins, le phénomène de bioaccumulation montre que plus un animal se trouve haut dans la chaine alimentaire, plus il concentre de produits toxiques… En effet, comme on gave les animaux de nourritures, leurs organismes sont moins capables d’éliminer les pesticides. Lewis REGENSTEIN, président du InterFaith Council for the Protection of Animals and Nature, affirme que : « A cause du phénomène de bioconcentration, la viande contient quatorze fois plus de résidus de pesticides que les végétaux ». Ainsi, pour éviter de vous intoxiquer, pour prendre soin de votre santé, arrêtez la viande ou essayez au maximum de favoriser le BIO malgré son prix, que vous soyez végétarien ou non.

 

Enfin, la question des enjeux économiques est très souvent mise en avant pour justifier les pratiques actuelles : comment éviter le chômage et faire en sorte que les producteurs survivent sans leur marché ? Le monde en perpétuel changement accueille de nombreuses innovations impliquant une plus grande diversité des secteurs d’activité et de nouvelles opportunités à venir. Puisque la population mondiale changera d’avis seulement peu à peu, l’adaptation se fera au fur et à mesure. De plus, ces métiers s’exercent le plus souvent dans des conditions de travail difficiles et sont de moins en moins rentables. Le problème majeur étant que les agriculteurs suivent simplement la demande des consommateurs et subissent tout autant le système, ils ne sont donc pas ceux à blâmer. Il faut comprendre que chaque choix a une influence et un impact sur la production et que c’est à nous de changer nos habitudes. Des politiques de reconversion pourront être mises en place pour les aider s’il y avait une prise de conscience collective.

Pour mettre fin à la soif et à la famine dans le monde, pour sauver les forêts qui nous permettent de respirer, pour conserver notre biodiversité, pour arrêter le réchauffement climatique, pour améliorer la santé de l’homme, pour économiser des milliards d’euros dépensés sur les frais de santé et sur la sécurité sociale, essayez le régime sans viande, qui s’avère ne pas être si compliqué puisque de plus en plus de restaurants proposent des menus végétariens. Par exemple, ce mardi 10 octobre McDonald’s ajoute à son menu un burger végétarien dans ses 1 400 restaurants français. Prenez du recul par rapport à ce que vous voyez et pensez que les informations que vous voyez au quotidien (publicités par exemple) sont celles qui profitent économiquement aux filières qui les communiquent. Chaque repas sans viande que vous prenez est un signe de changement qui aura une répercussion sur l’industrie de la viande.  Il est trop tôt pour juger quand on n’a pas essayé ou quand on ne s’est pas interrogé. Après avoir lu cet article, prenez du temps pour vous poser toutes ces questions, informez-vous car je n’ai que résumé le sujet et ne vous bandez plus les yeux pour éviter d’apercevoir la réalité. Lancez-vous, essayez et libérez-vous. 1 mois sans viande ? Osez.

 

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