Roule ma poule! Repensons notre locomotion

 

Tout d’abord, nous tenons à préciser qu’en aucuns cas nous cherchons ou vous demandons, à travers cet article, de ne plus prendre de transports - c’est clairement impossible. Vous êtes bien sûr libres de faire ce que vous voulez.

Nous voulons simplement essayer de vous faire comprendre l’importance des véhicules dans notre vie de tous les jours, donner des chiffres et tenter tant bien que mal de vous sensibiliser par rapport à la pollution de l’air et au réchauffement climatique dus aux transports, qui sont deux grands problèmes malheureusement toujours d'actualité et très importants dans notre ville qu’est Hong Kong, ainsi qu'à l'échelle mondiale. Aussi, nous avons essayé de rendre cet article le moins “scolaire” possible, ce qui n'était pas très facile. Ce dernier va paraître un peu sombre et pessimiste au premier abord, mais no worries, nous allons bien sur finir sur une note positive et encourageante.

Bonne lecture!

 

 

C’est avec la Révolution des transports du XXème siècle (relisez vos cours d’histoire si vous ne savez pas de quoi on parle ), que l'automobile s'est rapidement imposée comme le principal moyen de déplacement dans les grandes agglomérations des pays occidentaux. Sa nouveauté véhicule une “image de liberté, de beauté et de puissance”. Si c’est une révolution absolue et louée par tous, elle n’en est pas moins néfaste pour les Hommes comme pour l’environnement.

De là va naître le problème de consommation excessive de ces transports, qui mène à une forme de flemmardise des Hommes - mais si, rappelez-vous la fois où vous avez préféré prendre un taxi plutôt qu’attendre le bus?

 

Mais tout ca, vous le saviez surement déjà, ce n’est rien de nouveau.

Mais de quelles manières ces transports ont-ils un influence sur notre santé et notre environnement? Peut-on vraiment limiter les dégâts en décidant de prendre le bus et non un taxi, ou une voiture? Des alternatives, solutions?

Ces questions, nous nous les sommes presque tous posées. Mais qu’en est-il vraiment? Et bien chers camarades, laissez nous vous éclairer sur le sujet:

 

Si vous habitez dans le port aux parfums depuis maintenant un bon bout de temps, vous savez que Hong Kong est certes une ville “verte”, avec ses multiples parcs naturels et sa végétation plus qu’abondante. Toutefois, n’oublions pas que Hong Kong est une ville extrêmement dynamique, ce qui fait d’elle une ville très polluée.

L’air à Hong Kong est un des problèmes les plus importants auxquels le gouvernement Hongkongais fait face de nos jours, en plus de celui des déchets.

 

Actuellement, les transports dépendent à 97% du pétrole. Ils sont donc dépendants des énergies fossiles: et d'après Les Echos, la demande de pétrole en particulier augmentera entre 2015 et 2040. En revanche la consommation de carburants pour l'automobile décline, avec l'essor de moteurs plus économes, de véhicules électriques, dont le nombre sera multiplié par 20 entre 2025 et 2040 (petit jeu pour vous - comptez le nombre de Tesla que vous voyez passer en une seule minute, vous serez étonnés).

A eux seuls, les véhicules électriques permettront de réduire considérablement notre consommation de pétrole.

Mais il ne faut pas rêver - derrière ces voitures à l’image écologique, se cache une réalité catastrophique. La fabrication des batteries de ces voitures émet en C02 l'équivalent de 50000 à 100000 km parcourus en voiture essence.

Petit bilan de la situation des voitures électriques: elles ne polluent pas sur le long terme mais polluent énormément lors de la fabrication des batteries. Bon... en gros, en 2017, nous avons certes pas de voitures qui volent, mais au moins nous avons les voitures électriques, qui une fois plus courantes, éviterons de contribuer à la pollution atmosphérique.

 

Essayons rapidement de définir ce que c’est que cette fameuse pollution atmosphérique. La pollution atmosphérique se manifeste par la présence de particules fines (comme le carbone) et de “smog urbain” bien visible - vous savez, l'espèce de fumée jaunâtre que nous apercevons parfois de notre très chère terrasse et qui provoque notre étonnement voir un certain dégoût chez certains. Cette pollution atmosphérique provoquée par les transports, les industries et la production énergétique provoque “en moyenne chaque année la mort prématurée de 7 millions de personnes dans le monde dont 600 000 en Europe et 48 000 en France”, selon l'Organisation Mondiale de la Santé et le Ministère du Développement Durable. L’utilisation des véhicules automobiles est d’autant plus meurtrière que les accidents de la route tuent 1,25 million de personnes dans le monde selon l’OMS. Selon la campagne internationale "Make Roads Safe", toutes les 3 minutes un enfant est tué sur la route, ce qui fait des accidents routiers la première cause de mortalité chez les jeunes (entre 15 et 29 ans) en Europe et aux Etats-Unis.

 

Mais ne laissez pas ces chiffres ridiculement gros vous intimider, nous venons seulement de commencer:

 

Dans les agglomérations comme Hong Kong, la circulation est un gros problème.

Aux heures de pointe, les routes sont bouchées et les voitures parcourent alors une courte distance en s’arrêtant, freinant et accélérant. C’est par ses brusques mouvements que la voiture rejette le plus de CO2.

 

Au niveau mondial, selon les Nations Unies, le parc automobile mondial devrait atteindre 3 milliards de voitures d'ici 2050 alimenté à 80% par les économies en développement. 3 milliards !!

 

Hongkong a un réseau de transports extrêmement développé, que ce soit en termes de transports privés ou publiques.

Selon une étude, plus de 90% de la population hongkongaise se trouvent dans des transports au moins une fois par jour, taux reconnu comme étant un des plus haut au monde.

De même, en 2014, le Conseil des transports HongKongais a indiqué une hausse de 10 à 15% des transports privés (taxi, voitures, ubers..)

Sans rentrer dans les termes scientifiques et ennuyeux (pour certains), les transports polluent à cause du dioxyde d’azote ainsi que des autres particules néfastes à la santé tel que le sulfur oxide, qu’ils projettent sans cesse dans notre air si précieux- et à une échelle gigantesque.

L’indice de pollution atmosphérique, lui, ne fait qu’augmenter. Il est en effet 10 fois plus haut qu’en 2005.

 

Ce n’est donc pas une surprise pour vous de dire que les transports polluent. On parle cependant moins de la pollution visuelle et sonore affligeantes que procurent ces transports. En effet, se réveiller au bruit des klaxons tôt le matin, se promener et voir toutes ces constructions de routes et autoroutes ne sont pas des sensations qui nous réjouissent. Elle s'insère et s'impose via le réseau routier bien sûr mais aussi les parkings, les stations essence, les péages... Elle défigure ou plutôt définit nos paysages urbains qui ne sont déjà pas des plus attrayants. De plus, la construction des infrastructures routières porte atteinte à la biodiversité puisqu’à la place des espaces naturels, des routes sont construites et empêchent certaines espèces de vivre (mammifère, reptiles, insectes…). Et près de 65000 animaux se font percuter par nos véhicules se croyant toujours dans leur environnement. Sans les hommes, la planète se porterait à merveille et n’aurait aucun soucis lié à la pollution. Nous polluons quand nous prenons le bus pour aller à l'école, quand nous prenons le taxi pour aller à l'aéroport et quand nous passons une journée sur une jonque. Soyons clair, nous polluons tous, certes.

 

Bon, vous savez maintenant l’essentiel sur les problèmes de pollution liés aux véhicules. Mais nous ne vous avons pas encore parlé de comment nous pouvons limiter cette pollution.

Bien sur, la première chose qui nous vient à l’esprit c’est de marcher. C’est une solution valable pour les courtes distances que l’on peut parcourir avec un trottoir comme pour aller faire nos courses si nous habitons aux environs d’un supermarché.

Les transports en commun viennent après l’usage de nos pieds dans notre esprit. On a la chance de pouvoir jouir d’un choix diverse de bus, de différentes stations de métro qui sont très nombreuses et situées un peu partout, et sans oublier des tramways que nous avons tendance à délaisser.

Il faut savoir qu’une voiture émet 80 g de CO2 tandis que le bus n’en émet que 3. L’écart est énorme. Et se déplacer à vélo ou à pieds n’émet pas de CO2. Il est donc beaucoup plus profitable pour l’environnement d’utiliser les transports en commun.

 

D’autres efforts ont été réalisés; des ingénieurs ont eu l’idée de placer des filtre à particules (encore que seulement 23% des véhicules diesel neufs en sont équipés en 2006 avec une efficacité limitée), essence sans plomb, biocarburants. Ces filtres, non-seulement réduisent la pollution mais évitent que ces particules soient rejetées dans l’air et arrivent jusque dans nos poumons.

Actuellement, nous cherchons toujours des solutions qui pourraient limiter la pollution atmosphérique mais c’est un cercle vicieux, quand on trouve une solution, elle est critiquée car certes, elle aide à améliorer la situation mais à un autre impact celui-là indirect sur l’environnement (c’est le cas de la voiture électrique ou de planter des arbres).


 

Il est alors difficile de comprendre que l'automobile ait gagné une place si importante dans le cœur des Hommes vu les chiffres affolants sur l’environnement et notre santé. Cependant, on doit reconnaître que le secteur automobile emploie environ 50 millions de personnes dans le monde, selon l'OICA et est bien utile à l’économie.

 

En ayant confiance en les sciences, l’on croit avec ferveur que de nombreux progrès seront faits pour pallier à la pollution atmosphérique insupportable qui est générée. Mais afin de limiter les effets néfastes des automobiles, il s'agit avant tout de repenser la place de l'automobile dans notre environnement et nos lieux de vie.

 

 

 

 

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