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Dieu n'a pas Facebook

January 15, 2018

 

 

C'est fou ce que l’on apprends. Je me promenais innocement sur mon fil d’actualité quand j’ai vu ces mots, perdus au milieu d’une diatribe sur un sujet quelconque. Très bien, soit, Dieu n’a pas facebook. Et cependant un utilisateur de réseau lambda s’est senti obligé de le rappeler, avec une ironie qui sous-entendait non seulement  sa croyance personelle en ce que l’on appelle “Dieu” mais également la volonté de certains de chercher Dieu, une force supérieure, un esprit, enfin de chercher “autre chose”, jusque dans les endroits les plus incongrus.

Dans l’esprit de la fervente croyante que je suis, cette phrase a tilté. Religion, spiritualité, quel que soit le nom que vous lui donnez, qu’y-a-t-il de tellement incroyable dans notre vie terrestre pour que tant d’entres nous nous tournions constamment et souvent inconsciemment, vers une entité invisible?

Mon but n’est pas ici de débattre du bien-fondé d’une croyance en Dieu, d’une foi religieuse ou spirituelle quelle qu’elle soit, mais c’est de tenter de comprendre pourquoi la foi en quelque chose parait essentielle à notre vie.

En l’espace d’une quinzaine d’année, depuis donc que je peux aligner trois mots correctement et marcher sans l’aide de mes parents, je n’ai jamais rencontré de gens qui ne croyaient en rien. J’ai côtoyé des catholiques, des bouddhistes, juifs, musulmans ou taoïstes, des gens qui croyaient aux esprits et aux quatre éléments terrestres, des anarchistes convaincus, des scientifiques invétérés pour lesquels le tableau périodique des éléments faisait office de livre saint. Mais jamais, O grand jamais n’ai-je eu l’heure de rencontrer d’être dont le mantra serait de ne croire en rien, ou plutôt, quelqu’un qui ne se tournerait pas dans tous les sens pour trouver des raisons supérieures à notre présence sur terre.

Bien entendu, nombres de personnes s’opposent au principe commun de “religion”, pour des raisons diverses allant d’un désaccord avec des principes de bases, un rejet des rites, d’une peur du communautarisme que renvoient les groupes religieux, à un rejet d’une idée allant à l’encontre de découvertes scientifiques. Toujours est-il que ces mêmes gens se retourneront vers une idée quelconque les dépassant.

Lorsque l’on voit des personnes frappées d’horreur se jeter à corps perdus dans la religion, implorer Dieu, tous les saints et les jins du désert, il parait évident d’avancer que la religion est la bouée des âmes perdues, une source d’espoir essentielle puisque lorsque l’on a plus rien, l’espoir fait vivre.

­­­­­ Mais alors, que dire des fidèles qui dans l’adversité comme dans la joie ne lâchent rien, effectuent ce qu’ils pensent devoir à leur foi, et inlassablement, contre tout, croient ?

Continuons sur la route de la découverte, si ce n’est pas seulement la quête de l’espoir qui pousse à croire, c’est que nous cherchons à repousser l’idée de quelque chose.

Sans vouloir étaler la seule citation littéraire que j’ai retenu (ce que je vais tout de même allègrement faire), Paul Valéry a écrit “ Nous autres civilisations nous savons maintenant que nous sommes mortelles”.

Dans ce mot tranchant de “mortelles” apparaît non seulement l’idée que nous sommes des êtres tristement finis, dont la vie sur terre n’excédera pas le temps d’une poussière universelle, mais également celle selon laquelle l’homme se détruit inlassablement.

La spiritualité tout comme la croyance scientifique en la supériorité de l’univers, pourrait nous donner l’illusion qu’elle nous déresponsabilise. Les guerres, la pollution humaine qui entraîne réchauffement climatique et catastrophes naturelles, la douleur, toutes ces choses que l’on a du mal à regarder en face n’auraient en fait pas de lien direct avec nous ? Dieu merci !

Et la mort, cette idée qui me glace, la fin de mon corps si délicieusement humain si tendrement sensible, pourrait-elle cacher quelque chose, une présence rassurante, un “après” paridisiaque et éternel ?

Enoncés sur une page blanche, c’est drôle ce que ces mots semblent simples, comme s’ils traçaient un chemin rassurant à notre existence mouvementée.

Et cependant, j’ai du mal à croire qu’attribuer notre vie entière et ses moindres embardées à un “autre” que nous soit la solution.

 

Il est beau de croire, de croire pour croire, de continuer cette répétition en disant que l’on croit parce que l’on croit, parce que tout ne s’explique pas et qu’il faut élargir sa pensée, je le pense sincérement et je considère ne pas être la seule personne qu’une foi quelconque, en la Philosophie, l’Islam, la Politique ou le Catholicisme, a sauvé.

Toujours est-il que chercher Dieu partout peut amener à bien des déceptions et que se tourner vers soi reste dans certains cas la meilleure option.

Dieu n’a pas facebook, et ce n’est pas plus mal.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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