Contact

Follow

  • Instagram Social Icon

©2017 by GWEILO. Proudly created by Zoé Manset, Edouard Chardot, Céleste Judet, Logan de Raspide Ross, Sidney Jones.

Le marché aux filles

Toute ressemblance avec des personnages ou des situations ayant existés serait le fruit du hasard.

Imaginez,

Un monde dans lequel les nouvelles seraient : « Suicides en hausse chez les jeunes filles », « Aujourd'hui, ce sont près de 1 000 décès par an, pour 80000 tentatives chez les adolescents », « Scandale : un mannequin de 14 ans meurt d’épuisement après un défilé », « Trente mannequin décédés d’anorexie, de suicide ou d’overdose », « Italie un mannequin meurt d’anorexie », « Anorexie : la maladie qui monte » … Maintenant imaginez dans ce même monde, des établissements pédagogiques organisant des défilés de mode où les jeunes filles peuvent venir auditionner pour être mannequin.

Puisque ce sont des foyers de jeunes qui organisent cela, on pourrait croire que l’ambiance y est décontractée et bon enfant. Non. Ce sont des jeunes filles de 14 à 17 ans, à qui on demande de mettre legging, débardeur, et talons hauts pour que l’on puisse bien observer et juger leurs formes, afin que rien n’échappe à l’œil de celui ou celle qui les jugera. Elles rentrent dans une salle où on les mesure sous tous les angles ; poitrine, hanche, cuisse, fesses. Certaines disent : « vous prenez mes mesures pour me comparer aux autres ? », d’autres lorsque l’on prend les leurs soufflent : « attends je rentre mon ventre ». Puis viennent les photos, de face, de profil et maintenant ce sont les « attends je rentre mes joues » qui sortent de la bouche des ces filles. D’autres pensent et disent « regarde comme elle est canon, je ne vais jamais être prise » ou « j’ai le corps mais pas la tête ».

Mais pourquoi, lorsque ces jeunes filles rentrent dans cet endroit, sont-ce ces mots qui leur viennent à l’esprit ?

Parce que c’est la réaction humaine typique.

Nous nous comparons sans arrêt aux autres et ce particulièrement lorsque nous sommes dans nos années de formation. Ces jeunes filles qui entrent dans cet endroit n’ont d’autre option que de se comparer aux autres. Alors, elles vont se trouver trop grosse, pas assez belle, pas assez grande. Et selon quels critères jugent-elles cela ? Et bien, selon la beauté idéale de la femme inculquée aux filles dès leur plus jeune âge, par le biais des médias pour lesquels posent des stars, des mannequins dont on retouche les photos, dont on dirige les postures.

Aujourd’hui, la femme est vue comme un objet qui doit être parfait sinon, rejeté, dénigré. Elle doit être sculptée selon une notion de la femme idéale que la société actuelle martèle.

 

Ces établissements ne s’en rendent peut-être pas compte mais lorsque certaines filles ne seront pas acceptées pour défiler, celles-ci se remettront en question ; « suis-je trop grosse, mes cuisses ne sont t-elle pas assez fines, est-ce parce que je ne suis pas assez jolie? »

Et c’est ainsi que l’on créé une génération totalement superficielle qui malgré ce qu’elle proclame, continu de produire un modèle qu’elle tente de rejeter en appliquant la doctrine nouvelle de la pensée positive et de l’acceptation de soi.

Vous pensez que cette histoire est fausse ? Que ce monde n’existe pas ?

Et bien non, ce monde, c’est le notre.

Chacun voudrait savoir ce qui pousse une jeune fille à se donner la mort alors qu'elle ne fait qu’entamer son existence. Et quand je dis la mort ce n’est pas qu’à proprement parler, mais c’est aussi la destruction de son corps, par des régimes trop intenses qui mènent à l’anorexie, à des crises de boulimie, des crises d’angoisses. C’est la destruction physique et mentale de ces jeunes filles qui ne s’acceptent plus dans leur corps et en deviennent malade.

Aujourd’hui dans nos établissements scolaire ou pédagogiques, nous débattons pendant des heures sur le féminisme et d’un autre côté nous acceptons que ces mêmes filles soient traitées comme des objets et dépouillées de tous leurs droits à la différence. Seulement comment pouvons-nous parler et débattre du droit des femmes et de leur place dans la société mais laisser de tels événements se produire au sein de notre communauté ?

 

Comment pouvons nous donner à de toutes jeunes filles comme valeur de devoir être assez fine, assez belle dans le seul but de participer à de tels événements ? Sont-ce vraiment les valeurs que des foyers de la jeunesse veulent transmettre à ces femmes en devenir, à cette nouvelle génération ?

 

 

Please reload

Recent Posts

April 16, 2019

March 11, 2019

March 7, 2019

Please reload

Archive

Please reload

Tags

Please reload