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Zoé Manset, weekly:

Zoé 's

Uncertainties 

I don't know about you, but in my opinion and humble perspective, life is about a whole bunch of questions and uncertainties. Let's try to elucidate some of them, shall we? 

Where art thou?

Nique ta mère: De la violence planétaire à la violence langagière

Special thanks au Bel et Bien.

 

Je viens d’écrire le titre de cet article, la page vierge se remplit doucement de mots: je tente de meubler parce que cette insulte,cette horreur d’expression m’emplit de malaise. Vous aussi? Très certainement.

Et pourtant cette injure, comme toute la panoplie qui va avec sans que j’ai besoin de la nommer, est devenue notre réalité. Alors vous vous en doutez, je m’insurge, je m’inquiète et me pose des questions.

Aujourd’hui, une seule incertitude résonne dans ma petite tête affolée: Aurait-on perdu la raison?

Observations, explications.

Dans les années 90, Joey Starr et Kool Shen les breakdancers,les rapkingz du 93 créent NTM et deviennent l’image du rap francais. NTM ça claque, ça tape, ça fait aussi mal qu’une droite dans le nez. Ça veut attirer le regard des autorités sur les gamins des banlieues excédés, délaissés, qui tournent en rond toute la sainte journée. C’est un constat d’urgence.

NTM maintenant c’est ce que t’écris à ton pote sur un texto rédigé à la va vite, ça va avec les FDP et autres violences abrégées: En trois lettres, au fond ça n’a pas de sens, ça ne peut pas blesser n’est-ce pas?

A l’oral c’est autre chose, c’est moins direct, plus général déjà. Contre le monde, la société des “allez-vous faire foutre” aux “bande d’enculés”. Il parait que c’est affectueux, pour certain c’est un jeu.

Mais ce que j’aimerais savoir c’est comment l’on a bien pu faire pour se retrouver dans un monde où, en plus de la normalisation des attentats à répétitions, des bombes que l’on menace de s’envoyer sur la figure, on a décidé de communiquer comme des êtres primitifs qui constamment seraient sur leurs gardes, dans l’attente du signal d’attaque.

Peut-être me dira-t-on que c’est générationnel, qu’on est jeune et que je suis gênée par une question de niveau de langue changeant, par l’argot que nous autres ados affectionnons tant, créeons continuellement. Mais je ne vous cacherai pas que je trouve à l’argo, s’il est usé dans un contexte bon enfant, un charme un peu canaille qui me plait outrageusement.

Ce n’est donc pas le langage à proprement parler que je souhaite remettre en question mais la violence qui semble, presque à notre insu, s’y installer.

Je ne sais pas de quoi l’on souhaite se protéger en installant entre les autres et nous même une violence désabusée. Tout ce que je sais c’est que l’on se heurte aussi sûrement qu’à coups de pieds dans l’estomac. Peut-être moins vite, de manière moins apparente, mais le résultat est le même: tristesse, distance et haine.

J’ai compris il y a un petit moment déjà que nous ne vivons pas dans un monde de bisounours, et tant mieux, bousculons nous un peu.

Nul besoin pour cela de s’affubler de noms d’animaux, de se frapper à coups de méchants mots.

 

Peut-être suis-je idéaliste ou inconsciente mais je tirerai cette semaine ma révérence sur des baisers envoyés du bouts des doigts, en espérant que cela vous atteindra.

Pleurez, vous êtes filmés

J’ai peur du sang. L’idée de la coupure, du liquide métallique et visqueux en elle-même, et, par dessus tout, l’idée de la douleur me répugnent. J’ai tellement peur de cela que lorsque je participais à des cours de catéchisme niveau CM1, je devais quitter la salle quand l’on parlait des stigmates du Christ. Autant vous dire que médecine n’est pas exactement mon premier choix d’orientation.
Seulement comme on me le dira assez justement, pas besoin d’enfiler une blouse blanche pour être confronté à ce qui compose une bonne partie de notre corps misérablement humain: même plus besoin de se faire mal, il suffit simplement d’ouvrir un magasine un peu “edgy”.
D’ailleurs ce terme de “misérablement” ne fait-il sonner aucune cloche dans votre esprit embué de poèmes de Baudelaire et autre Hugo que Mme. Delamontagne, votre prof de français de 3ième B, vous a inséré dans le crâne à coup de contrôles surprises?
Défroncez moi vos petits sourcils broussailleux, ces élucubrations passant de la souffrance à la poésie romantique ont un sens et mènent bien entendu à une inquiétude qui est mienne: Serait-ce le retour du mal du siècle?
Je lisais l’autre jour l’interview d’une jeune artiste londonnienne dont le travail depuis un an, consistait à se prendre en photo à chaque fois qu’elle pleurait.
Un poignet cassé, une dispute de couple, la mort d’un proche se retrouvaient scrutés, classés pour ensuite apparaître aux yeux du public lors d’une exposition, être publiés dans un magasine d’art assez en vue qui en loua l’idée, avant de se promener sur les réseaux sociaux.
Ce genre de projet ne pourrait être le fruit que d’une introspection sur le thème de la douleur et offrir un sujet original de travail artistique sans être particulièrement alarmant s’il ne se retrouvait pas précisement dans l’ensemble des médias, de la culture populaire et de l’expression des gens, particulièrement de la jeunesse.
Il ne s’agit pas ici de remettre en question la légitimité de la douleur en elle-même, mais de comprendre l’attrait qu’elle semble présenter.
Le stéréotype de l’écrivain torturé, du poète maudit revient à la vitesse grand V. Il apparaît dans les messages haineux ou désabusés que l’on trouve brodés sur des casquettes, à travers les jeans déchirés et l’allure débraillée de ces artistes contemporains qui, s’ils ne déconstruisent plus une langue trop normée, réalisent des films ayant pour but de suggérer l’inadéquate présence de l’être incompris de la société.
C’est le cas notamment du livre et de son adaptation par Sofia Coppola, Palo Alto et se retrouve jusque dans les dessins déchaînés des écoliers, petits morceaux de vie hachée au bord d’un cahier.
La souffrance est un des devoirs de l’homme: il peut difficilement se construire sans elle. On peut, avec du recul, la trouver bénéfique, formatrice et galvanisante. Mais comment la trouver “in”, pourquoi la trouver “cool”?
Les cernes noires que laissent les pleurs des coeurs brisés peuvent être touchantes et émouvantes mais ne sauraient avoir leur place dans des médias qui promeuvent une ésthétique nonchalante et destructrice à la fois.

Where  Art  thou?

In a very clever book whose name escapes me, a scene in which the main characters are at an art gallery opening stuck to my mind. It is the kind of love triangle story where the overly-intelligent-but-hopelessly-perfect-guy is left aside whilst the cool-and-actually-sensitive-bad-boy wins the girl over.
The three of them end up at this art gallery together, and, after 5 minutes of the intelligent-but-hopelessly-perfect-guy describing the revolutionary aspect of a smaller piece set in the center of the room, the cool-and-actually-sensitive-bad-boy who works as a security guard for the gallery steps in and says: “ As much as I enjoy your lecture bro’, this actually is a fire extinguisher and you’re blocking the way “.

Obviously everyone laughs at that point and ends up supporting the security guard in our triangular love chase. But, although I do agree with the masses to say that badies are goldies, I still feel for the poor overly analytical guy: How could anyone expect him to recognize works of art from simple commodities in a world that puts these two things on the same level?
Art critic Holger Liebs summed it up when he declared that “The biggest secret in the art world is that no one knows what’s contemporary art!”.
I’ve always felt that art was one of the only, if not the sole, tangible things in the world
because, art business set aside, it does not belong to thenever ending circle of “sleep-eat-work-repeat” with work being the element that allows you to continue sleeping eating and consequently working again. Art challenges the human brain, the human emotions and feelings. Whether it is the incredible discomfort that takes a hold of me when I contemplate Dali’s persistence of memory (tell me melting clocks on a desert plain don’t make you question the meaning of time or do not creep you out for the least bit, and I won’t believe you) or the feeling of peace and fascination that triggers the strangely long curve of Ingres’ Grande Odalisque’s back, art makes me live because it makes me feel.
In the same way, Duchamp’s fountain, a porcelain urinal that caused much controversy in 1917, challenges our brain.
First of allbecause the common reaction, that pushed the 1917 Society of Independent Artists to refuse Duchamp’s work, is a plain:” What the F.afoodling U.ncanny C.oconut K.iwi?” . Secondly because the chain of ideas that follow this righteous question are precisely what the artist was expecting. Why would this porcelain urinal be deemed as art? What is its meaning? Why did the artist use this fragile and dignified material for such a trivial object that basically mocks every piece of classical art? And there you go, reactions, emotions and virulence: in word, art.

Sea, Sun (and not so much Sex)

French singer Joe Dassin, the one who made you dream of strolling down the Champs-Elysées, actually wrote something a tad more inspiring than a walk through pickpockets crowds and Toyota retail stores, with his song “L’Eté Indien”. The lyrics of this piece literally entitled “Indian summer” shed a light on the sweet, autumny period of the year we are just entering: The air gets cooler, the skirts get longer and the days are softer. It’s definitely not fondue and Scottish plaids time yet, but the long and overwhelmingly humid days that made you wish you could be an Inuit for a couple of blissful hours, are gone.

My point is, it isn’t summer but it still sort of is and with the season’s ambiguous lingering comes the thought of another uncertainty of mine: What’s up with us and summer romance?

Oh, you know what I am talking about. This little jolt of excitement that never fails to get you when June rolls in and the perspective of long beach days appears in the far. It is that same feeling that makes you look around in the streets of your holiday destination, in the hope that maybe thunder will strike and you’ll meet the love of your life right then, right there between the ice cream truck and the surf board shop.

From Sandy Dee’s sweet love for Danny Zuko to baby and Johnny’s dirty dancing, there are countless popular tales that draw pretty much exactly what we secretly dream of seeing happening to us. This feeling I am describing can be so full of the hope relative to youth, that I have to admit I spent several weeks in my Grandmother’s house in what is probably the most forgotten part of Normandy, waiting for a young brown haired guy to pull up someday in the neighborhood, and just settle there. Needless to say the only new comers in the 800 people village, were old relatives of a recently deceased woman coming to bid their goodbyes in the cemetery that lines my Nan’s garden. Thrilling.

And honestly, if the sight of a few cottages and kettle fields on a hill can arouse my imagination, it must be that there is something to this summer luv’ deal.

 

I guess we could start by stating an obvious factor that’ll then be out of our way: summer is hot in every sense of the term.  When you’re laying on a sunny beach with more half naked bodies then sand particles, there is some definite chit chat going around between you and your friends, that can regard basically anyone next to you because, why not? It’s summer anyways. This brings me to something other than the eroticism of the season, which is its ephemeral sense. It’s funny how one will often use “ it’s summer anyways” to justify anything, from smoking a pack of ciggies a day to literally not moving for an entire day. This has to do with the fact that because we often spend summer relaxing, partying and discovering new places or people we don’t usually see, time is an issue. I am much less able to see the end of a tough year coming my way whilst in the height of a particularly rainy winter, when I can totally see September and school waving at me a few steps ahead although I would swear that my proud singing of “What time is it? Summer time! “was just yesterday.

Lastly, something I mentioned, being the numerous new encounters one often makes during summer, whether it is at a friend’s vacay’ stay or in a new town, plays a very important role in our state of mind. Truth is, we as teenagers and probably later on as well as fully grown up human beings, are paralyzed by fear.

Fear of being rejected, of not really knowing what to do, how to act or if this is really what you want. During a few weeks stay, there is absolutely no room for that kind of questioning and even what my good friend Sid would call a “not real YOLO person” would totally go for it.

However something I often forgot and that led to unnecessary self-awareness stings, is that the fact that it is summer does not necessarily mean intense love stories that you’ll be able to tell your daughter about, and it clearly doesn’t mean that the love of your life, the only one, is waiting for you somewhere in the crowd of handsome swimmers. Sorry about that.

And if summer is definitely exciting and full of new enchanting things, there are no liabilities, no obligations and absolutely no competition.

All in all, if this summer was only one of sea, sun and not so much sex, that’s okay.

So, while I continue to (secretly) wait for my own Danny Zuko (minus the waxed hair thank you), I’ll just live out my summer and stop thinking about what could happen.

The unexpected isn’t supposed to be known and, anyways, the long legged beauties that I’m lucky to call my pal’s and whom I spend my summers with, are the best love stories I will always have had.

T’es désuète ma pauv’ Lucette!

“Elle ferait une bien belle grand-mère cette petite” avait un jour lâché un prof’ après que j’eu discouru sur je ne sais quel pseudo-progrès de notre époque.

Je conviens que le terme “pseudo-progrès” sied moins à une gamine aux cheveux fillasses de 13 ans, qu’à la vieille Madame Marchand du 8ième (Si, si vous la connaissez : celle qui prend toujours trois plombes à descendre les escaliers alors qu’il y a un ascenseur en très bon état à sa droite, parce que son Chihuahua coco est claustrophobe. Oui c’est aussi celle qui vous a reproché de dire “pardon” quand la forme correcte est “ je vous prie de m’excuser.Vraiment, tout fout l’camps “). Toujours est-il qu’après ce bel hommage qui me transformait instantanément en la susmentionnée Madame Marchand, alors même que mes projets de vie se résumait à l’acquisition prochaine d’un fond de teint ,parce que l’acnée ça va deux minutes merci, je ne savais pas trop sur quel pied danser.

Comment ça “une bien belle grand-mère”? C’est la révélation de mon instinct maternel mais pas trop strict non plus qui vous fait dire ça?  Ou simplement le fait que je fasse vieille avant l’âge, une ancienne, une antiquité, le vestige d’une autre époque?

Mais alors, si du haut de ma préadolescence pas trop confiante j’ai gagné le titre honorifique de douairière … comment est-ce que j’ai bien pu faire?

En somme l’incertitude du jour est de savoir si on peut être à la fois à deux extrêmes de sa vie.

Ne nous méprenons pas : J’aime l’ancien. Ce qui a une histoire, une identité propre, un parfum de sagesse, ce qui à vécu quoi. J’admire l’allure fatiguée du tourne-disque édition 1943 ou les cheveux blanc de l’homme qui me tends son mouchoir en tissu et j’aime tendrement la manie qu’a ma grand-mère de me rappeler de ne pas rentrer “beurrée comme un p’tit lu” après une soirée arrosée.

J’ai beau être touchée, je suis perplexe. Prenons les choses méthodiquement :

 

Le vieux est lent, il est sage, parfois espiègle, se vêt comme il l’entends (généralement “comme avant”, complet veston et chaussures bateau) et vous présente ses hommages du matin s’il est de bonne humeur. Il dit chandail plutôt que pull et compare Macron à Giscard. Il a souvent laissé de côté cet aspect casse-cou de sa jeunesse, auquel il substitue le recul parfois timoré de celui qui a vécu, a joué et a perdu.

Le d’jeuns a des convictions parfois extrêmes parce qu’il croit dur comme fer que l’avenir est à lui et qu’ensemble on peut tout. Il courre, il rit, il parle fort et osé dire à la dame qu’il vient de croiser qu’elle est “stylée”. Il aime à dire qu’il est au courant, de tout, tout le temps grâce aux alertes de son tel’ sur lequel il participe à des débats connectés.

Portrait rapide de votre humble enquêteuse: préfère le terme cellulaire à celui de portable, rit et parle fort un peu trop fort, a essayé de faire du skate pour attirer l’attention d’un beau brun bronzé, ça a raté donc elle prend le bus (de toute façon c’est hyper dangereux ce truc), est persuadée qu’un équilibre un peu plus stable entre pauvres et moins pauvres existe et aime bien tricoter en cours.

 

Bon. Sur le papier, vieux et d’jeuns ont des caractéristiques bien précises et, sans même parler de la question de l’âge qui n’entre pas dans nos considérations puisque apparement est vieux qui veut, ils sont diamétralement opposés.

Et pourtant, feu le grand Jean Rochefort qui résumait avec une classe sans pareille les classiques de la littérature française, désignait Mme. Bovary sous l’appellation “ Une zouz campagnarde pas dégueulasse “. Il ne serait venu à l’idée de personne de le traiter de jeune homme pour la simple raison que cela aurait été lui enlever ce qu’il avait d’élégant et de sage. Il est donc possible de mêler apanages des grandes générations et ceux de la prime jeunesse sans se targuer d’appartenir à une autre époque que celle qui correspond à notre âge.

Alors mettons de côté l’image de l’être âgé, réac’ et conservateur au possible, parce que dans vieux il y a “vie”, ce n’est pas seulement le vestige d’une autre époque mais la représentation de l’expérience. La réponse à la question qui me taraudait est donc bien simple et elle tient en quelques mots: Rangez vos élixirs de jouvence ou vos accélérateurs de croissance.

Si on peut être désuète à l’âge de 13 ans et se voir conférer l’appellation de grand-mère, nous ne choisissons pas le moment auquel  s’empare de nous la douce, la sage, l'élégante ride de l’expérience, celle que l’on appelle honteusement vieillesse.  

N’est pas vieux qui veut, et d’ailleurs, tant mieux.

WHAT ABOUT NOW

              Let him who has never been slightly bemused by the word “mindfulness” cast the first stone. What is it with our time and its fascination for the present instant?

              The profuse use of a new mantra, translating the outdated “carpe diem “ to “Y.O.L.O”, is the demonstration of a modern concern for our actuality. We want to live, enjoy, be frightened, in a word: feel. Life is too short to be lived in illusions of the past or anxiety for the future, we have to be conscious, careful and moreover, mindful.

Yet, this term has taken up so much space in our lives that we keep our eyes closed to the obsolete melodies and used lace on our party attires, we forget to state the obvious: We live a in a world of melancholia.

              A historical recap of the primary social marker, fashion, is key to the realization that if mindfulness is ordered and marketed through every means offered to us via the media, nostalgia appears in our gowns.

One of fashion’s main purposes has always been to prove a state of mind, to express one’s thoughts or convictions. It can be an exhilaration of our personal agenda, a statement. Thus, in the 1920’s the “Garçonnes”, bobbed their hair, adopted loose, lithe and androgynous silhouettes in order to own their femininity in a man made world.

              In the 1940’s the French “Zazous”, wishing to mock their Nazi occupants, sought every chance they got to wear eccentric clothes assembled in peculiar order.

Reacting to the hardship of the war that had made them forget their feminine attires for working gowns, women of the world embraced Dior’s 1950 “New Look”, which had as a goal to reveal their “flowery” silhouettes.

Many more, from the large nature-printed clothing of the hippies to the fluorescent nylon of the 80’s, could be reported.

Walking down the street and successively passing by guys in pleated wool turtlenecks and ladies wearing maxi-dresses and platform shoes seems incredibly strange to me.

              Not in the aesthetic sense, seeing as I am quite inclined myself to wear maxi-dresses and turtlenecks separately, or together for that matter.

              I cannot help but wonder, what is it that we miss so much in our own time, that we need to seek it in the past?

With the threat of a third world war and the uncertainty of the earth’s future, this should be no surprise that we helplessly throw ourselves into the meanders of past eras. Yet, the fact that this melancholy appears through such things as clothes reveals one of the issues of our time: The constant bombarding of information we suffer through the modernity of our media, triggers an anxiety we might not even be aware of. It is underlying, and reveals itself through the symbolism of our dressing.

To this thesis, one could rightly argue that, as many historians would have it, we live in a cyclical universe and history is bound to repeat itself through every means.  However, this vintage mania reveals itself in a world where youngsters are encouraged to thrive for the best, because the world will soon be in their hands and the state of it is less than encouraging.

              Question is, in fashion as well as in everything else, where do we stand?

 

              The following aesthetic years, already hinting towards an androgynous look that might announce a brighter future for unity between sexes and in the face of perilous political situations, should tell us more about the true identity of our current times.

              I, for one, will be mindfully watching.

Pleurez, vous êtes filmés

J’ai peur du sang. L’idée de la coupure, du liquide métallique et visqueux en elle-même, et, par dessus tout, l’idée de la douleur me répugnent. J’ai tellement peur de cela que lorsque je participais à des cours de catéchisme niveau CM1, je devais quitter la salle quand l’on parlait des stigmates du Christ. Autant vous dire que médicine n’est pas exactement mon premier choix d’orientation.

Seulement comme on me le dira assez justement, pas besoin d’enfiler une blouse blanche pour être confronté à ce qui compose une bonne partie de notre corps misérablement humain: même plus besoin de se faire mal, il suffit simplement d’ouvrir un magasine un peu “edgy”.

D’ailleurs ce terme de “misérablement” ne fait-il sonner aucune cloche dans votre esprit embué de poèmes de Baudelaire et autre Hugo que Mme.delamontagne, votre prof de francais de 3ième B, vous a inséré dans le crâne à coup de contrôles surprises?

Défroncez moi vos petits sourcils broussailleux, ces élucubrations passant de la souffrance à la poésie romantique ont un sens et mènent bien entendu à une inquiétude qui est mienne: Serait-ce le retour du mal du siècle?

Je lisais l’autre jour l’interview d’une jeune artiste londonnienne dont le travail depuis un an, consistait à se prendre en photo à chaque fois qu’elle pleurait.

Un poignet cassé, une dispute de couple, la mort d’un proche se retrouvaient scrutés, classés pour ensuite apparaître aux yeux du public lors d’une exposition, être publiés dans un magasine d’art assez en vue qui en loua l’idée, avant de se promener sur les réseaux sociaux.

Ce genre de projet ne pourrait être le fruit que d’une introspection sur le thème de la douleur et offrir un sujet original de travail artistique sans être particulièrement alarmant s’il ne se retrouvait pas précisement dans l’ensemble des médias, de la culture populaire et de l’expression des gens, particulièrement de la jeunesse.

Il ne s’agit pas ici de remettre en question la légitimité de la douleur en elle-même, mais de comprendre l’attrait qu’elle semble présenter.

Le stéréotype de l’écrivain torturé, du poète maudit revient à la vitesse grand V. Il apparaît dans les messages haineux ou désabusés que l’on trouve brodés sur des casquettes, à travers les jeans déchirés et l’allure débraillée de ces artistes contemporains qui, s’ils ne déconstruisent plus une langue trop normée, réalisent des films ayant pour but de suggérer l’inadéquate présence de l’être incompris de la société.

C’est le cas notamment du livre et de son adaptation par Sofia Coppola, Palo Alto et se retrouve jusque dans les dessins déchaînés des écoliers, petits morceaux de vie hachée au bord d’un cahier.

La souffrance est un des devoirs de l’homme: il peut difficilement se construire sans elle. On peut, avec du recul, la trouver bénéfique, formatrice et galvanisante. Mais comment la trouver “in”, pourquoi la trouver “cool”?

Les cernes noires que laissent les pleurs des coeurs brisés peuvent être touchantes et émouvantes mais ne sauraient avoir leur place dans des médias qui promeuvent une ésthétique nonchalante et destructrice à la fois.

 


L’inéxorable peine de la vie, mes pauvres amis, ne nous quittera pas de si tôt. Accueillons la donc avec courage et ténacité sans pour autant en faire l’appanage d’un idéal de style et d’attitude que l’on veut atteindre.

Alors, essayons lorsque le moment de prendre la pose sera venu de nous admonester et répétons nous  “Souriez, vous êtes filmés”.

Glittery Jittery: Shine for me Hong Kong Baby

Have you ever met my puppy dog? If you haven’t you really should.  Not just because Knight Saint George is an adorable fluff ball, but also because the bastard is smart. At the beginning of the week, a coldish breeze started blowing and everything turned grey for everyone, except for Knight St George.  My dog is the type of being that everyone envies: he seizes opportunities.

Instead of indulging in the comfort of his new black cashmere scarf, Knight Saint George spots every ray of sunshine he can, curls in a ball, and waits for nature’s miracles to warm him up. He chooses the most colorful carpets and starts chillin’ like a villain. I’m pretty sure that if he could, he would wear glitter makeup for the only reason that he’s understood pretty quickly that sparkles and bright colors are the only answers to what’s gloomy and cold.

In a word, Knight St George is a Hong Kong dog.

 

As much as I would love to go on in this menagerie jargon, I’m not writing to share the sole wisdom of my dog, but to express a question that every Gweilo has formulated at least once during their Hongkongese adventures:  Why does Hong Kong shine so bright?

This was precisely the theme of last week’s “lumières” light show, a term pretty common on the Hong Kong scene, to show Hong Kong’s polished sky-scrappers shining in their steal and glass armors.

To many foreigners, Hong Kong is the city of the future: they don’t always understand its political status that makes it this out of space and time technological island with one of the most massive densities in the world. They know about Tycoons, about Tai Tais, about the shining marble floors of the luxury hotels they stay at.

They’ve seen the jittery, sparkling gadgets scattered on the stalls of the vibrant markets that our city holds, and they’ve probably visited one or two golden and vermillion incent induced temples.

To eager foreigners, Hong Kong is a shining city. What is Paris next to the daily light show the Fragrant Harbour puts on, daily show that never fails to remind startled visitors that Hong Kong is made of the golden pavements real wealth allows?

Yet to us, permanent or slower transiting Gweilos and although we are still fascinated by the glittering costume Hong Kong puts on every single day, this city isn’t just lights and polished floors.

We don’t think that the wrinkled woman crouched over the heavy trolley she pushes through the careless crowd, is so picturesque. Although we admire the decrepit buildings of the Kowloon that remind us of past eras, we thankfully look at the lucky star that made us travelling kids and not cage men condemned to live in 2square meter rooms in order to escape an even darker reality.

Their rooms, don’t shine, they barely have electricity.

Hong Kong cage men probably don’t feel like putting glitter on their face and spinning through the red and gold neon streets of our city.

One could argue that the obsession for polished and clean facades is a way of hiding Hong Kong’s mass inequalities. But life here has changed the way I consider this obsession for light, for colors and noise.

We live in a city whose community is one of the most eclectic in the world, and what sometimes even we forget is that this community defines us.

Our life as Gweilos here is comfortable, bright and vibrant.

The life of a massive part of the city’s population is tiring, filled with anxiety for the future and condensed. But it is uncontrollably colored, uncontrollably covered in gold and red happiness signs, uncontrollably marked with the rainbow

colored stamp of diversity.

 

I would like to add that I, living in my happy little bubble of well-off expat kid, cannot pretend to know any of what it is really to live in conditions that should make most of us faint pretty quickly. All I can say is that I am, again and again, incredibly amazed at how, despite its difficulties, Hong Kong city shines for me.

 

Tu seras un homme, mon fils.

A mon papillon qui, s’il n’est pas encore un homme grand, a tout d’un grand homme.

 

Je devais cette semaine me saisir de ma plume teintée d’encre rose, celle qui me fait écrire en anglais.

Je devais me poser des questions sur un sujet universel, sur un sujet social ou artistique, qui se serait glissé comfortablement dans les méandres de la langue de Shakespeare. Mais cette semaine, je me suis réveillée un mercredi matin, me suis saisie du cellulaire qui fait office pour moi de journal quotidien, et me suis recroquevillée dans mes draps de lin blanc en voyant que la nuit noire, cette amie de la faucheuse, nous avait arraché Jean d’Ormesson et Johnny Halliday.

Alors, aujourd’hui, je trempe une mine aiguisée dans l’encre vermillon de la mère patrie, aujourd’hui je sais d’où je viens et qui je veux chanter.

On a du mal à comprendre ce qui fait qu’un homme qui, comme chacun d’entre nous, à un jour grâce a l’on ne sait quel Dieu, fait son apparition sur la terre, a apprit à parler, à marcher, a grandit et s’est épanouit, laisse derrière lui au moment de quitter notre monde, une foule éperdue de disciples.

Et pourtant… l’injustice chronique qui fait que certaines fées décident d’accorder leurs dons aux uns plutôt qu’aux autres, pourrait bien se prendre nos blâmes dans la tronche et la question irritante de savoir ce qui fait un grand homme, en serait pliée.

Cependant, quelque chose me dit qu’une plume particulièrement fournie et une voix au coffre comme on en fait plus que chez Renault, ne suffisent pas à faire pleurer les foules.

Penchons-nous sur ces cas d’école, voulez-vous?

D’un côté nous sourit chaleureusement un “homme de France”, une voix enrouée dont les brisures et l’inégalable espièglerie de ton nous renvoient à une image particulière, presque mélancolique, comme passée, de ce que fut un jour notre pays. Cet homme là savait comme nul autre communiquer, et ce avec une élégance qu’on aurait cru disparue, les concepts les plus douloureux pour les faire se mêler gentiemment à l’inarrêtable train de la vie.

D’un autre, c’est un rocker, celui qu’on a nommé “l’Elvis Presley” francais qui nous fait signe, la main triomphalement levée comme pour rappeler que le Roi des spotlights, c’est lui. C’est cette vieille canaille au sourire en coin, aux blousons de cuirs fatigués, dont la sempiternelle gitane allumée ne se substituait que sur scène, par le micro dont il avait fait sa deuxième main.

Et en face, dans la rue, sur les réseaux sociaux, et jusqu’à l’esplanade anonyme d’un club de tennis Hong Kongais ce sont des gens, des jeunes, des vieux qui gesticulent et s’interpellent, pris par leurs hommages à deux êtres qu’ils n’ont jamais rencontré.

Le rapport entre ces deux êtres, qui a priori et après etude concrète n’ont absolument rien à voir,est fait de ces mêmes gens que l’on voit s’écrier que “les meilleurs partent trop tôt” et que “ Quand même, ça va faire un sacré vide “.

Mais alors, quoi?

Alors, c’est le rire. Ce sont des phrases chargées d’esprit ou des vannes rebelles qui nous ravissent et nous font revenir, re-chanter, relire.

Alors, c’est l’attitude. Une démarche mesurée ou chaloupée, un style vestimentaire etoffé qu’il soit composé de cravates tricots ou de blousons zippé.

Alors, c’est une idée. Une image dont nous autres petits français avons besoin, des aspects de notre pays aux milles facettes, taillé comme un diamant dans la pierre brut de l’histoire.

Alors, c’est un tout. C’est accepter de faire don du talent que l’on a reçut, tout en gardant en tête que l’on a beau être acclamé, on est que ça : un homme.

Des grands hommes et des grandes femmes, on en connait des milles et des cents, et tous, tous sans exception représentent pour nous un peu plus que leur métier, que les découvertes ou les doctrines qui ont fait d’eux des étoiles.

Ils sont le sourire, la fougue, la verve, l’engagement, l’humilité. Ils sont nous.

Etre grand, ce n’est pas qu’une question de dons, Dieu merci.

C’est avant tout savoir si nos épaules sont prêtes à recevoir la chappe de plomb d’une image qui, lorsqu’elle est attribuée, ferait mieux d’être embrassée par son propriétaire parce que l’Humain et la mode ont fait que s’en défaire est bien compliqué.

 

Être grand, c’est parfois aussi savoir se faire tout petit, et accepter de tirer sa révérence, ce que nos deux grands J ont fait avec une exquise élégance.

Same, same but different

Strange times we live in, don’t you think?  More than ever, I feel like knowing what is coming for you has become an incredibly uncertain bargain: If you walk to your neighborhood’s store, you never know if you’ll walk into your friend Carla or if some bomb aimed at North Korea will inadvertently fall right on your unaware head. Or rather, to put this example giving in slightly more realistic perspective, as a woman, walking by some man staring intently at your face for a while, will raise questions, anxiety, and stress. Much more than ever. Probably as much anxiety as will feel some forgetful guy somewhere in the world, when he realizes that he just put his hand on the back of his coworker’s dress as he speaks to her, not knowing if he’ll get a fearful, disgusted shrug in response to it, or a friendly nod.

I swear I can currently hear you go “oh there we are, another one”, you’re probably waiting for a famous scandal’s name to pop up at some point in the following sentence and getting your controversial, well prepared modern mind ready to argue with or against what I’ll have to say.  If that is the case, please, settle those vindictive thoughts down. I am not going to discuss the source of the mess we are going through, the assaults, the fear, the scandals, the broken families and the shattered lives. I won’t discuss it, not only because some incredibly better-versed people than myself, smarter and more knowledgeable people, have written, are currently writing and will write touching words on sexual assaults, on shadowy delation and on the overall lack of parity between men and women, but also because the level of confusion and distress this puts me in goes way over one of my common uncertainties.

I will, however, go onto a correlating topic that greatly bewilders me. In the beautiful battle thousands of women and men are leading for equality of genders, why is the nonetheless beautiful difference that makes us men and women, forcefully trying to be erased?

As I know it is necessary to your understanding of my point, I will proceed by elimination :

- No, I don’t mean difference of intellect, it does not exist.

- No, I am not aiming at a physical strength difference either. It is irrelevant and mostly depends on specific cases

- Sorry to disappoint again, but I am not pointing at the shameful difference of attitude men and women still too widely encounter. This manner of making a man believe that his manliness depends on his ability to hide his true feelings and love fancy cars, or that a woman’s femininity relies on her wearing light dresses and being fragile and petite, is the saddest joke I have personally ever heard.

Now that we are on the same page, let me just elaborate on what I mean by “difference” : above the obvious biological features that make us men and women, there is a difference that, because it is precisely abstract, not tangible and rather fleeting depending on people, their education, and their interests, is casually ignored by more and more  gender equality extremists. These same people who advocate for the rights of gender-neutral beings and transgenders, forget that by doing so, they precisely contradict themselves. How can you at the same time accept that someone does not identify as men nor women or rather identifies with the characteristics of the opposite gender, and still assert that there are no differences between men and women whatsoever? It doesn’t make sense.  This trend that pushes what should be a natural salary and social parity to unnatural extremes, such as refusing to see that men and women do have differences that make them interesting and rich in many ways, appears to ignore that the biological and physical distinctions between men and women, which led to the differentiation in their life choices and roles as well as clothing, are real. Sorry to break it up to you but hormonal differences and the way they physically show or not depending on the arousal one feels, the fact that one will continuously bleed for a week every month or that they will grow a human embryo in their body that will turn into an actual human being, which will end up sliding it out of their body, quite painfully for both people involved, do matter and do influence human behavior in various ways.

So why can’t we just accept these differences, value them and consider men and women as being complementary rather than “uneven"?

 

Whilst I continue to firmly believe that I do not function or think the same way as a lot of my male counterparts do in some instances, I would like to state that generalities are obviously a trap. No, the difference in attitude, which appears sometimes more straightforward in the way men behave, or a tad more complex for women, or again the fact that most young girls seem to mature faster than their boy friends isn’t a fatality or a general truth. Secondly, reducing men and women to their differences, just like reducing them to their similarities, is exactly the type of categorization that leads to violence, confusion, and distance. One can never be defined by one sole aspect of their personality.

 

I hope, with a strength that you cannot imagine, that a day will come when we accept each other as just what we are: Gorgeously, imperfectly and amazingly same, same but different.

Same, same but different

Dieu n'a pas Facebook

C'est fou ce que l’on apprends. Je me promenais innocement sur mon fil d’actualité quand j’ai vu ces mots, perdus au milieu d’une diatribe sur un sujet quelconque. Très bien, soit, Dieu n’a pas facebook. Et cependant un utilisateur de réseau lambda s’est senti obligé de le rappeler, avec une ironie qui sous-entendait non seulement  sa croyance personelle en ce que l’on appelle “Dieu” mais également la volonté de certains de chercher Dieu, une force supérieure, un esprit, enfin de chercher “autre chose”, jusque dans les endroits les plus incongrus.

Dans l’esprit de la fervente croyante que je suis, cette phrase a tilté. Religion, spiritualité, quel que soit le nom que vous lui donnez, qu’y-a-t-il de tellement incroyable dans notre vie terrestre pour que tant d’entres nous nous tournions constamment et souvent inconsciemment, vers une entité invisible?

Mon but n’est pas ici de débattre du bien-fondé d’une croyance en Dieu, d’une foi religieuse ou spirituelle quelle qu’elle soit, mais c’est de tenter de comprendre pourquoi la foi en quelque chose parait essentielle à notre vie.

En l’espace d’une quinzaine d’année, depuis donc que je peux aligner trois mots correctement et marcher sans l’aide de mes parents, je n’ai jamais rencontré de gens qui ne croyaient en rien. J’ai côtoyé des catholiques, des bouddhistes, juifs, musulmans ou taoïstes, des gens qui croyaient aux esprits et aux quatre éléments terrestres, des anarchistes convaincus, des scientifiques invétérés pour lesquels le tableau périodique des éléments faisait office de livre saint. Mais jamais, O grand jamais n’ai-je eu l’heure de rencontrer d’être dont le mantra serait de ne croire en rien, ou plutôt, quelqu’un qui ne se tournerait pas dans tous les sens pour trouver des raisons supérieures à notre présence sur terre.

Bien entendu, nombres de personnes s’opposent au principe commun de “religion”, pour des raisons diverses allant d’un désaccord avec des principes de bases, un rejet des rites, d’une peur du communautarisme que renvoient les groupes religieux, à un rejet d’une idée allant à l’encontre de découvertes scientifiques. Toujours est-il que ces mêmes gens se retourneront vers une idée quelconque les dépassant.

Lorsque l’on voit des personnes frappées d’horreur se jeter à corps perdus dans la religion, implorer Dieu, tous les saints et les jins du désert, il parait évident d’avancer que la religion est la bouée des âmes perdues, une source d’espoir essentielle puisque lorsque l’on a plus rien, l’espoir fait vivre.

Mais alors, que dire des fidèles qui dans l’adversité comme dans la joie ne lâchent rien, effectuent ce qu’ils pensent devoir à leur foi, et inlassablement, contre tout, croient ?

Continuons sur la route de la découverte, si ce n’est pas seulement la quête de l’espoir qui pousse à croire, c’est que nous cherchons à repousser l’idée de quelque chose.

Sans vouloir étaler la seule citation littéraire que j’ai retenu (ce que je vais tout de même allègrement faire), Paul Valéry a écrit “ Nous autres civilisations nous savons maintenant que nous sommes mortelles”.

Dans ce mot tranchant de “mortelles” apparaît non seulement l’idée que nous sommes des êtres tristement finis, dont la vie sur terre n’excédera pas le temps d’une poussière universelle, mais également celle selon laquelle l’homme se détruit inlassablement.

La spiritualité tout comme la croyance scientifique en la supériorité de l’univers, pourrait nous donner l’illusion qu’elle nous déresponsabilise. Les guerres, la pollution humaine qui entraîne réchauffement climatique et catastrophes naturelles, la douleur, toutes ces choses que l’on a du mal à regarder en face n’auraient en fait pas de lien direct avec nous ? Dieu merci !

Et la mort, cette idée qui me glace, la fin de mon corps si délicieusement humain si tendrement sensible, pourrait-elle cacher quelque chose, une présence rassurante, un “après” paridisiaque et éternel ?

Enoncés sur une page blanche, c’est drôle ce que ces mots semblent simples, comme s’ils traçaient un chemin rassurant à notre existence mouvementée.

Et cependant, j’ai du mal à croire qu’attribuer notre vie entière et ses moindres embardées à un “autre” que nous soit la solution.

 

Il est beau de croire, de croire pour croire, de continuer cette répétition en disant que l’on croit parce que l’on croit, parce que tout ne s’explique pas et qu’il faut élargir sa pensée, je le pense sincérement et je considère ne pas être la seule personne qu’une foi quelconque, en la Philosophie, l’Islam, la Politique ou le Catholicisme, a sauvé.

Toujours est-il que chercher Dieu partout peut amener à bien des déceptions et que se tourner vers soi reste dans certains cas la meilleure option.

Dieu n’a pas facebook, et ce n’est pas plus mal.

Doesn't the F stand for futility? 

“Don’t take this the wrong way but… why would you ever choose fashion as your future? Doesn’t the F stand for futility if you see what I mean ?”

To anyone having ever exposed their career and study plan in the fashion, art or even cultural industry as a whole, this blessing of a question should sound familiar. Each of the rare but painful times I get asked this, a burning desire increases within me to retort calmly: 

“Oh no, you’re absolutely right! Uhm well, I’m not really planning on actually working and seeing my worryingly low IQ and the close to zero interest I have in anything other than the color of my nail polish, I figured heading for fashion was a good idea.”

To what one would call an “artistic mind”, this question or rather the judgement behind it remains confusing. Thanks to my mother’s courage ( necessary to endure my consecutive “pirate” phase followed by the “gangsta jumper” phase back in 2011) and love of fashion, from a rather young age I had the freedom to explore different ways of expressing myself through my clothing. 

It’s not hard to realise how important fashion is to teenagers, who are by definition, adults in formation. Just take a look in the corridors of your school : we all try to express something through the way we dress, whether it is by following a well-defined trend, something we can hold on to, that seems to define us as growing individuals or by sometimes trying out daring outfits in order to explore new personalities.

Growing up, fashion isn’t only a way to express yourself; it is a way of understanding who you are and where you stand in the confusing jungle of society. I have written several times about the importance of fashion and the arts but never entirely dissected the reason behind the disdain one can encounter when speaking of an artistic career. Let’s try to pin it down, shall we?

For decades (rather than centuries,  as is commonly thought), artists have been portrayed as raggamuffins on the verge of starvation, incapable of caring for anything other than their art. An artist is so completely out of this world that giving them responsibilities would be like electing Donald Trump President: an utter joke. However, the artistic ability, or manual expertise attributed to artists, designers and writers often saves them from total exclusion: their talent is considered their personality in itself and can account for anything and everything. By virtue of it, artists will always be spoken of with tender condescendance. As for fashion designers and theorists, the idea of spending a life focused on attires and other accessories, perceived by the masses as futilities, appears as a whole to be a frivolous activity that only accounts for lack of intelligence.

However, clichés often root themselves in some extent of truth, and the image of the self-obsessed Barbie/Ken whose Instagram bio proudly boasts “ fashion blogger” when their work actually consists of captioning photos of themselves, does not help the fashion industry find legitimacy in the eyes of the masses. This could be compared to the work of some contemporary artists, which does not seem to reveal any real message or demonstrate particular artistic techniques ( if you'd like a specific example of this, check my column from a few weeks ago, entitled "Where art thou".Yes, I am a fine self-publicist).

But, when people are asked to explain the reason behind their opinion that arts and fashion aren't really relevant or shouldn't be considered as actual careers, their objection generally consists of: " Well, art isn't useful, and fashion is just about aesthetics, none of this is serious".

When this kind of comment is made, my first reaction is to think about the many taboos in our society that just prove the relevance of art and fashion. A woman wearing pants today is just as natural as a walk in the park, however, we do know that decades ago, this same person would have been imprisoned for just this. In such a way, fashion allowed one of History's major social issues, gender equality, to evolve, as it did for many others.

Whether it regards remembrance, religion, propaganda and fundamental freedom of speech, art has a central role in our lives.

The irony in the way some people view art and fashion is that, since these two domains are so central to our existence through publicity, communication, social issues, history, politics, are linked to scientific theories and proportions and basically represent the only thing purely linked to the expression of human emotion, their actual importance is forgotten. Like when one learns to speak or walk: they end up not questioning their movements anymore,  as they become parts of them.

Art and Fashion are ever present in our lives, and if the world's economic and political system were to fall to shambles, the expression of feelings through paintings, sculptures, photographs, poems or attires would still exist outside of any lucrative considerations.

The sensibility and culture, as well as theoretical thinking required for any real study of the art world, are things that will never cease to fascinate me. I believe that astrophysicists, bankers, photographers and art historians, to cite a few examples, should be considered with the same level of respect, for their work each serves different purposes that all achieve the same goal: to help humankind evolve and thrive.

So, no, the F in Fashion doesn't stand for futility. It stands for fantastically, fabulously fierce.

Breaking News : Nuit honnie, Nuit chérie, tu n’es pas qu’une sombre ennemie.

Samedi, Dimanche plutôt, 1h15 du matin, on est déjà demain.

La semelle de mes bottines dorées, couleur réverbères, ces étoiles du nord moderne, retentit régulièrement.

Clic, clac, chemine Zouzou, chemine.

Je suis seule, il fait froid et la pente que je dévale allègrement n’est qu’éclairée par intermittence, quand je passe devant les cages d’escaliers aux néons jaunes. Elles sont belles ces fenêtres de lumières, autre part, elles seraient glauquissimes. J’ai en mains tous les éléments pour que mes dents claquent de peur, pour que je serre dans mes mains froides des clés, ou n’importe quel objet qui me donnerait l’illusion que je peux me défendre contre les monstres tapis dans l’ombre.

Mais le seul claquement que j’entends est celui de mes pas et ma seule peur, celle de me casser la figure sans grâce aucune. J’ai de la chance.

Clic, clac, chemine Zouzou, chemine.

J’ai encore la tête pleine de fête, de ballons, de musique et de paillettes. J’ai beaucoup dansé, beaucoup ri, beaucoup parlé. J’ai fait ce que l’on attribue à la nuit: la bringue, la fiesta quoi.

C’est en sortant de cet espace un peu exclu du monde réel, celui que l’on réserve à nos fêtes endiablées, que j’ai vues qu’il faisait nuit. Ça m’a frappé d’un coup:

Pourquoi donc chante-t-on sans cesse le soleil et les jours industrieux quand la nuit et ses mille cachettes d’ombre l’accompagnent chaque jour ?

Tentez de me suivre : quand je dis nuit, je ne parle pas de cet espace que l’on considère dédié uniquement à ces trois choses que sont le sommeil, la fête ou le crime et la peur de ce dernier. C’était la nuit noire, un peu éclairée, la vraie nuit où les gens oeuvrent pour que le monde diurne continue de tourner.

Une douce nuit, silencieuse, même près des cahots de cette voiture qui fonce bien vite, trop vite en me frôlant. Douce surtout, devant ces deux Messieurs dans leur grand camion blanc qui, à pas feutrés, s’en vont ramasser les rebuts dont les gens ne veulent plus. Complice, cette nuit, dans le sourire de l’inconnu qui me croise et dont le claquement des chaussures se mêle un instant au mien.

Clic, clac, chemine Zouzou, chemine.

Nuit calme, nuit industrieuse tout de même, me disent les devantures des restaurants, des boulangeries où s’affairent les gens qui feront que, demain, l’on vit.

Nuit illuminée aussi, pas par les étoiles qui sur mon île ne percent pas les nuages, mais par les lanternes, les réverbères ou les phares. Par les quelques fenêtres qui révèlent les rêveurs éveillés, les travailleurs assidus ou les artistes inspirés.

Je descends toujours, repensant à cette copine qui me disait, extatique : “Tu sais la lune, la lune, je l’aime la lune. Ça a l’air toute bête comme ça, mais ce n'est pas dingue cet astre qui t’éclaire dans le noir profond ? Elle ne te laisse jamais seule tu sais.”

Je lève la tête, la lune est là, silencieuse elle aussi.

La nuit est calme, pleine de possibilités, la preuve : je marche seule dans ses bras accueillants et je ne fais que penser, des projets germent, j’ai plein d’espoir.

Le feu de la nuit, ses fêtes ou ses attaques de ruelles mal éclairées, peuvent fatiguer, terroriser. Mais son calme, son silence qui semble nous pousser à ouvrir grand les yeux, sont sa vraie force. La nuit, me dis-je sous le clic-clac de mes talons, si tant est qu’on ait la chance de se promener en sécurité, nous pousse à nous émerveiller. C’est le début de tout, le moment des possibles.

Le vent est froid, je ne m’en plains pas, je suis bien.

Je marche et essaye de tout intégrer, le calme galvanisant de cette nuit me donne envie de me surpasser.

Une femme sort en sautillant d’un immeuble bas. Elle me sourit, elle aussi a compris. Copines de nuit.

Clic, clac, chemine Zouzou, chemine.

Les milliers de personnes qui ne dorment pas, qui rêvent ou travaillent dans cette nuit bénie le savent aussi, elle n’est pas notre ennemie.

Si on ne la chante pas assez, c’est que ses ombres la font passer incognito, ou peut-être la sépare-t-on dans notre esprit de ce jour si plein d’énergie, de buts et de dates à respecter.

Peut-être oublie-t-on qu’elle nous aide à préparer, à espérer, à nous émerveiller.

Clic, clac, cheminons mes amis, cheminons. La nuit nous attend.

How I fell in love with Pyrrho of Elis

You and I have both heard that there is only a narrow step between hate and love. Except for the fact that it looked rather dashing on thirteen-year-old girls’ Instagram bio, I didn’t think much of this maxim. That was until, through the enlightening of my lovely philosophy teacher, I met Pyrrho. 

At the start, I wasn’t aware that my strong feelings for who Pyrrho was and what Pyrrho said occulted a form of true love. Oh no, then, it was pure irritation. The fact that Pyrrho had lived a few thousand years before our time did not alter the flow of utter exasperation that filled my being when I heard the lovely Mr.Alexandre briefly expose the man's theories. On the contrary, because it prevented me from contacting Pyrrho through any of our many modern means of communication, it fueled my frustration. This man was a fake, a fraud, a charlatan and the movements emanating from his thinkings were illegitimate, screamed my enclosed spirit. 

One might say I was being rash, exaggerated and harsh. However, I doubt that anyone with the slightest bit of the exasperated realism I inherited from my father would react differently if you were to inadvertently throw to them the basis of Pyrrho’s thinking.

Indeed, Pyrrho was the founding father of a movement that is still relevant nowadays and touched most of Philosophy after him: Skepticism. The basic idea behind this rhythmic word is an attitude of constant questioning. Who am I ? Where am I going? And most importantly, are all of these questions relevant since there is no certainty that any of what I believe in, work for and interact with, actually exists? 

This was basically all I knew about Pyrrho for a while, and, internally, I could hear my dad going :” Oy, stop fooling around Pyrrho boy, wake up, smell the coffee!” and to think that someone whose aim was to question everything from the nature of our existence to the presence of the chair I sat on, had created a myriad of disciples and a movement relevant to our day, just drove me mad.

I didn’t get it. And, for a while, I did not even allow myself to look into it since none of these shenanigans deserved my attention. Boy was I mistaken.

As I entered my philosophy class a  few weeks back, I heard that the day’s lesson would be about the Skeptics. I almost turned right back and out of the classroom. I then remembered that I wrote a weekly column which is basically about questioning life and decided to suck it up and stay. The fact that I would probably get a detention for openly skipping class might have also crossed my mind. My point is, this is when I fell in love with Pyrrho.

The idea of questioning our every move isn’t actually relevant to the Skeptics. Pyrrho’s point was rather to formulate questions about things and events that had never been before, and to keep wondering about them.  Skeptics weren’t the frauds I thought, hiding their ignorance behind a sophisticated term in order to sound smart, they were the epitome of humility. The recognized philosopher Montaigne allegedly put a sign up in his gigantic library ( filled with books he had actually read, unlike you and I) which said: “What do I know?”.

It wasn’t until I properly understood what Pyrrho’s ideas were that I respected Montaigne for this entirely. This philosopher, writer and thinker had the humility to question his knowledge, or rather the very vague term of “intelligence”.  He thus acknowledged the fact that all humans can aspire to grand ambitions and most of all, should never stop searching for an answer. The fact that Skeptics don’t ever find this answer is not what is relevant, as I had originally thought. They’re not asking questions for the sake of it, they’re doing it because they know that our time on earth is limited and that the only way to keep the humility necessary to achieving beautiful things, whatever their nature or their domain, is accepting that we know nothing.

To all of the Skeptics out there: Keep looking, keep wondering. It’s okay to not know, to “be unsure” as some beautiful Irish gal'friend of mine would say in despair. It’ll give the drive it takes to go further.It doesn’t matter if you find an exact truth or something you agree with. What you achieve, create and who you meet along the way is what counts. 

 

So, as much to Pyrrho as to the thirteen-year-old girls I hurt, I’d like to apologize. There IS only a narrow step between hate and love, and Pyrrho made me skip it in wonder.

Désolée Chérie, le Bad Boy est un pastiche

Quand ma merveilleuse grand-mère avait une douzaine d’années, elle eut, pour la première et dernière fois de sa vie, la belle inspiration de copier sur sa voisine de pupitre pendant une dictée. Je ne sais pas si ce qui l’a le plus refroidi par la suite est la façon dont son père a solenellement déchiré son cahier ou le fait qu’il ne lui ait pas adressé la parole pendant plusieurs semaines, mais toujours est-il que le principe moral de non-plagiat et d’honnêteté est, depuis lors, assez ancré dans mon héritage génétique.

Alors vous imaginez bien qu’en découvrant d’une des plus grandes impostures de tous les temps, qui porte de plus sur l’une des quelques figures historiques que j’adule, je n’allais pas rester coite.

Comme toute jeune fille milleniale-et-libérée qui se respecte, je prétends hautement ne pas être spécialement attirée par les rockers et autres bad boys tatoués, clope au bec et démarche faussement chaloupée. Non, se détruire les poumons pour se donner un style et arborer à même la peau ses convictions, sont une ineptie.  Seulement, encore une fois comme pas mal des nanas de la catégorie susmentionnée j’attends aussi sagement que secrétement le blouson de cuir noir fleurant bon le tabac caffeiné qui viendra m’enlever à ma vie de jeune fille en fleur, sur sa bécanne pétaradante.

Le lecteur avertit se demandera probablement où je veux en venir avec ce récit fascinant, accroche-toi bien à ton écran, j’y arrive.

C’est en pensant une fois de plus à l’image nonchalante du bad boy typique que je me suis (enfin) demandé pourquoi tant d’entres nous, pourtant loin d’être sots ou naïfs, se laissaient entrainer par des mecs dont le look et la voix rauque ne sont bien souvent qu’une façade cachant un vide abyssal qu’il soit intelectuel, moral ou que sais-je encore. C’est tout de même un peu fort de café que tant de monde, aussi jeune et impressionable soit-il, tombe dans ce même panneau de pseudo-coolitude suprême, non ?

C’est alors que m’est venue ce souvenir d’inspiration freudienne tout droit sortie de mon oreille gauche, celle qui écoute attentivement en cours de Philo’ : ce que nous éprouvons depend souvent d’un souvenir ou d’un événement vécu par le passé, d’une inclinaison particulière pour une chose ou une personne.

Si l’on suit cette théorie, l’attirance pour le cool du bad boy émanerait de cela même. Il ne m’a pas fallu beaucoup de temps pour qu’émerge de ma cervelle romanesque la  figure originelle chez qui les mots “cool” et “flamboyant” s’ajoutent à ceux que sont “aventures”,”courage” et “combat d’épées stylés”.

Comment n’avais-je pas pensé plus tôt à mon premier amour, les Pirates et leurs bandanas colorés, leurs chemises de flanelle, leurs bagues aux doigts, leur rum et leur épée bien aiguisée ?

Le Pirate avec un grand P, se différenciait des autres silloneurs des mers par son style vestimentaire : c’est d’ailleurs bien souvent comme cela que jadis, les officiers de la Marine et autres chasseurs de flibustiers les reconnaissaient. Un marin ayant viré pirate quittait l’uniforme terne du matelot pour embrasser,avec le danger et l’illégalité, une fantaisie bien nécéssaire.

La démarche insouciante du bad boy de tes rêves, qui, chez le pirate, cachait une ceinture débordante de pistolets et de poignards, vient de là. Quand on brave la mort tous les jours, que l’on abandonne des principes moraux et un comfort rassurant, on a bien le droit à un peu de coquetterie.

Le grand Calico Jack, Pirate renommé du XVII ième siècle s’il en est, était l’illustration même de ce principe d’attitude et de style, tant et si bien qu’il a fini par prendre comme surnom un tissu coloré de l’époque, le calico.

Cet attrait particulier pour les broderies d’or et autres tissus chamarés ne l’a pas empéché de mener autour des iles des Caraïbes et de l’Afrique, un des équipages les plus mythiques de l’histoire de la piraterie, de finir riche mais pendu, et, par la même occasion, de me faire pleurer sur bien des romans.

            La découverte du plagiat, inconscient mais réel, des bad boys sur mes amours de pirates,m’a grandement rassuré sur la sanité d’esprit de mes comparses et de moi-même, qui somme toute, ne cherchons que le frisson d’aventure romanesque qu’un certain style garantissait autrefois.

Eh oui, désolée Chérie, le Bad Boy n’est qu’un pastiche.

Cependant, je décide de ne pas désespérer et suis certaine que l’authentique et courageux souffle d’aventure qu’il faut à chacun apparaîtra, en blouson de cuir… ou pas.